Kevin Mullally, ancien directeur de l’Autorité de régulation des jeux commerciaux généraux des Émirats arabes unis et actuel PDG de l’Association internationale des régulateurs du jeu, a présenté le cadre réglementaire du secteur du iGaming aux ÉAU. La discussion a porté sur le modèle axé sur la conformité de l’autorité, les procédures d’octroi de licences dans les émirats et l’accent mis par le marché sur la croissance à long terme de l’industrie.
Cadre réglementaire et licences
Mullally a rejoint les ÉAU pour créer un organe de régulation à partir de zéro après plus de trente ans passés dans la supervision du jeu. L’Autorité de régulation des jeux commerciaux généraux fonctionne selon le principe selon lequel chaque exigence commerciale doit répondre à un risque spécifique ou apporter un bénéfice public mesurable. Plutôt que de s’appuyer sur des sanctions, le cadre privilégie le soutien à la conformité, la performance étant suivie grâce à des indicateurs objectifs. L’ensemble de la structure réglementaire a été mis en place en moins de six mois, permettant le lancement d’une loterie nationale, l’octroi de la licence du projet Wynn et l’approbation des premiers opérateurs en ligne.Les décisions d’octroi de licences relèvent des émirats individuels, qui sélectionnent les opérateurs avant que l’autorité fédérale n’émette les permis. Chaque émirat maintient un nombre limité de licences B2C tout en offrant de plus larges opportunités aux fournisseurs B2B, permettant aux opérateurs de gérer plusieurs marques.
Le modèle réglementaire ne vise pas à générer des revenus du jeu. Il soutient plutôt la diversification économique, l’expansion du tourisme et l’adoption technologique. Cette approche considère le secteur comme un écosystème intégré, développant les prestataires de services et les infrastructures aux côtés des opérateurs de jeux.
Technologie et entrée sur le marché
La position réglementaire suit le principe selon lequel la technologie doit impulser le développement tandis que la supervision s’adapte aux nouveaux formats. Les règles sont conçues pour accueillir les nouveaux types de jeux plutôt que de les limiter avec des normes héritées. À titre de référence, l’entreprise YOLO a quitté des marchés contestés, restructuré ses opérations et obtenu une licence aux ÉAU en s’alignant sur le cadre réglementé. Les entreprises entrant dans la région sont conseillées de privilégier les partenariats à long terme, de respecter les normes culturelles locales et de s’aligner sur les objectifs économiques nationaux plutôt que de viser des rendements à court terme.Cette présentation a été fournie lors d’un entretien avec NEXT.io.