Le Sénat italien a présenté le projet de loi 1902 le 14 mai 2026, proposant une taxe de 2 % sur tous les paris sportifs nationaux. Cette mesure vise à créer un flux de financement dédié au système national de football, entrant en vigueur le 1er janvier 2027.
La législation s'applique aux paris placés dans les points de vente physiques et sur les plateformes en ligne couvrant les matchs organisés par la Fédération italienne de football (FIGC). Les concessionnaires agréés verseront la taxe de 2 % trimestriellement. Le Ministère de l'Économie et des Finances établira les procédures spécifiques de paiement et de déclaration dans les six mois suivant l'entrée en vigueur.
Allocation et distribution des fonds
La FIGC gérera la redistribution des fonds collectés sur la base de minimums statutaires. Au moins 50 % des revenus doivent soutenir les programmes de développement des jeunes, y compris la formation des jeunes femmes et les infrastructures sportives publiques. 30 % supplémentaires sont alloués aux initiatives sociales axées sur la prévention du jeu problématique et la rétention sportive.
Les 20 % restants financeront le football féminin et les programmes de « scuole calcio » de base.
Contexte financier et soutien de l'industrie
Les leaders de l'industrie ont longtemps plaidé en faveur de ce mécanisme financier. L'ancien président de la FIGC, Gabriele Gravina, a soutenu la taxe dans un rapport d'avril soumis à la Commission de la Chambre des députés sur la Culture, la Science et l'Éducation. Il a décrit la mesure comme une solution partielle aux crises en cours, notamment l'augmentation des dettes des clubs et la diminution de la compétitivité.
Le projet de loi décrit une conception neutre en termes de revenus destinée à rediriger environ 230 millions d'euros annuellement des caisses générales de l'État vers le fonds de football. Cette structure implique une réduction correspondante de la taxe PREU existante de l'État sur les paris à cotes fixes sur le football.
Les législateurs affirment que la taxe fonctionne comme un mécanisme d'écosystème autosuffisant plutôt que comme une aide d'État.